Comment recourir à la sous-traitance sans risque dans le BTP ?

Le recours à la sous-traitance devient de plus en plus fréquent dans le BTP. Elle permet de développer son entreprise en multipliant les chantiers et elle peut répondre à des appels d’offres pour lesquels on n’a pas les compétences requises. Mais, il faut s’assurer des compétences et du sérieux des sous-traitants auxquels on fait appel et se prémunir d’éventuelles défaillances. Voici les points à retenir.

Qu’en est-il de la responsabilité du donneur d’ordre ?

Les conseils qui vont suivre ne sont pas à prendre à la légère. Comme le sous-traitant n’a signé de contrat qu’avec vous et n’a aucun lien avec le maître d’ouvrage, vous êtes redevable envers ce dernier de la bonne exécution des travaux, même de ceux que vous avez confiés au sous-traitant. Par exemple, en ayant recours à lexternalisation de la plâtrerie sur un chantier en Ile-de-France, si la finition laisse à désirer, vous serez le seul responsable vis-à-vis du maître d’ouvrage. Voici donc comment s’y prendre pour se protéger.

La sélection du sous-traitant, une étape cruciale

Pour trouver un sous-traitant fiable, il faut considérer en premier lieu les compétences et l’expérience. Si plusieurs entreprises travaillent sur le même chantier, il faut s’assurer qu’il sait collaborer sans problèmes avec les autres équipes. Par ailleurs, il faut voir loin et s’assurer s’il peut plus tard s’adapter à tous types de chantiers pour une collaboration durable. Et enfin, vérifiez que son entreprise est bien enregistrée, qu’elle a toutes les assurances nécessaires et une bonne santé financière. Il existe des plateformes de sous-traitance qui servent à contrôler les compétences et le sérieux des inscrits.

Vient enfin la rédaction du contrat

L’avantage du BTP, c’est qu’il s’agit d’un secteur bien réglementé. La rédaction d’un contrat entre donneur d’ordre et sous-traitant n’est pas obligatoire; pourtant il est important de le faire en s’appuyant sur la réglementation du secteur.

C’est un moyen qui permet d’attaquer le sous-traitant en cas de litige. Vous pouvez le rédiger en vous basant sur certaines clauses comme la caution de bonne fin pour obliger le sous-traitant à reprendre les éventuelles malfaçons ou les clauses sur la responsabilité et les assurances. Pensez aussi aux modalités de pénalités de retard et de résiliation de contrat. Et enfin, en tant que responsable, assurez un suivi régulier des travaux pour intervenir à temps si les délais ne sont pas respectés.