Ce qu’il faut savoir sur le Green IT en 2022

Malgré le caractère immatériel du numérique, son impact sur l’environnement n’est pas négligeable. Le secteur est, en effet, responsable de 5 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et ce chiffre va encore monter en flèche dans les années à venir.

Qu’est-ce que le Green IT ?

Le Green IT ou l’informatique verte et durable est un concept apparu pour désigner les solutions au bilan écologique et social du digital. Il fait référence à l’ensemble de technologies de l’information (TIC), dont l’utilisation permet de diminuer les impacts négatifs de l’activité humaine sur l’environnement.

Le Green IT est aussi un concept qui peut être défini comme l’ensemble des technologies, dont l’utilisation donne la possibilité aux entreprises de diminuer l’impact environnemental de l’informatique. C’est le Green for IT. Il peut aussi faire référence aux principes socio-économiques d’une entreprise qui permettent de commencer la démarche vers la transition écologique. C’est l’IT for Green.

Empreinte carbone du numérique : quel impact à l’échelle internationale ?

Comme susmentionné, le numérique est à l’origine de 5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit 2 gigatonnes de CO2. Ceci est comparable au poids de la Tour Eiffel multiplié par 200 000. Cette quantité peut couvrir 1/3 des terres émergées du globe.

D’après une étude réalisée par Think Tank Green IT, ces émissions sont dues à l’extraction des matières premières servant à la fabrication des appareils connectés, leur traitement, l’assemblage des pièces puis le transport. La fin de vie de ces appareils pollue également l’environnement. Il ne faut pas non plus oublier l’utilisation des services web qui fonctionnent grâce aux datacenters très énergivores.

Calcul de l’impact écologique des terminaux mobiles et des datacenters : comment procéder ?

Deux techniques peuvent être utilisées pour mesurer l’impact carbone sur le secteur IT :

  • Pour le volet fabrication d’équipements, il suffit d’identifier les différents postes d’émission de chaque composant depuis l’assemblage, en passant par l’extraction jusqu’au transport. C’est la méthodologie ACV ou Analyse de cycle de vie. Il existe des applications libres de droits qui permettent de calculer l’impact écologique des différentes sous-étapes de fabrication.

 

 

  • Pour l’utilisation et l’électricité consommée, il faut se référer à la consommation de l’appareil en se basant sur sa puissance électrique moyenne et la durée de son utilisation. Par la suite, il faut multiplier la consommation par l’intensité carbone de l’électricité du pays de résidence.